Die Wiedervereinigung
Aujourd'hui est un jour férié en Allemagne: on fête les 18 ans de la réunification. 18 ans, ça paraît plutôt long, et pourtant les traces de la division de l'Allemagne sont encore bien visibles à Berlin. Il y a bien sûr le tracé du mur, qui est, à certains endroits, indiqué

Il y a aussi des bouts de mur qui sont encore là, comme à la East-Side Gallery, tout près de chez moi, ou bien des grands espaces vides, en plein milieu de la ville, là où rien n'a encore été reconstruit depuis la chute du mur. Et puis il y a des traces plus discrètes: les bonshommes des feux de circulation qui sont différents entre Berlin Est et Berlin Ouest, le tram qui a été supprimé à l'Ouest alors qu'il est resté à l'Est (même si tram et feux de la circulation tendent à s'unifier), les marchands d'objets d'Allemagne de l'Est...

Et puis dans les mentalités, la séparation Est-Ouest est encore vive: par exemple la Friedrichstaße, rue qui se trouvait dans Berlin Est, essaye de devenir une rue avec des commerces de luxe (c'est là que se trouvent les Gallerie Lafayette), mais les habitants l'Ouest ne vont pas y faire leur courses (eh, on ne va pas faire ses courses à l'Est!), ou bien quand quelqu'un déménage de l'"autre côté" on se moque ("ah, t'es passé à l'Ouest!")...
Tout ça concerne la ville de Berlin, mais n'oublions pas que Berlin se trouvait en pleine Allemagne de l'Est. Et à peine sortis de la ville, on le sent bien: on tombe sur des colonies de vacances de la RDA, les prix sont incroyablement bas, et malgré de beaux paysages, on a souvent l'impression de faire un voyage dans le temps et de se retrouver 30 ans en arrière.
Le week-end dernier on est allés se promener dans la Spreewald (la forêt de la Spree, qui est la rivière qui passe à Berlin). Si vous avez vu le film "Good bye Lenin" ce nom devrait vous dire quelque chose: c'était la marque des cornichons mangés en Allemagne de l'Est, que le fils cherche désespérement pour sa mère (cornichons qu'on trouve maintenant facilement dans tous les magasins, et surtout au marché, vendus dans des grands seaux en plastique, je ne sais pas s'ils avaient disparu après la chute du mur ou bien si le film a exagéré le "problème").
La zone de la Spreewald est une zone marécageuse, désignée par l'UNESCO comme une "réserve de biosphère".

On peut y louer un petit bateau et ramer tranquillement, en n'entendant que les chants des oiseaux et le bruit des rames dans l'eau

ne pas oublier de demander une carte, sinon on risque de se perdre dans les 1300 kilomètres de canaux!

si vous êtes paresseux, vous pouvez prendre le "bus"

On peut s'arrêter dans le village de Lehde et y déguster des spécialités

ici deux sortes de saucisse, trois sortes de moutarde et des Senfgurke, des sortes de gros concombres blancs marinés et même plutôt bons!
Au début il y avait beaucoup de brouillard, mais vers midi le ciel s'est dégagé

Les paysages sont très changeants, et on ne croise pas grand monde

a part de nombreux oiseaux qui ne se laissent pas prendre en photo

et quelques tas de foin

De temps en temps on passe devant une maison au toît de chaume, avec des courges devant

d'ailleurs celui qui devine combien pesait cette courge gagne toute mon estime!
Les habitants de la Spreewald sont des "Sorbes", une minorité culturelle en Allemagne, qui parlent encore aujourd'hui une langue très particulière, ont leur propre drapeau, leurs coutumes et même leurs émissions télé!
Voilà, c'était notre promenade en ex-RDA. Si vous cliquez sur les liens de la "communauté franco-allemande" qui se trouvent à droite, vous devriez trouver d'autres billets au sujet de la réunification allemande, die vidér-fer-aïnigoung!






